Les confinées, Anne & Christine

Les confinées, Anne & Christine

Les confinés autour de chez moi

Distance social avec le besoin de socialiser

Au début du confinement, tous le jours je courais en rond 5 à 10 km afin de ne pas dépasser la zone obligatoire des 1km… ça c’était au début, quand je m’étais préparée psychologiquement, sachant qu’il fallait garder un rythme et une bonne forme physique pour tenir moralement. Pratiquement tous les jours, j’allais voir Anne & Christine sur le chemin. Mes voisines ne sont pas loin et la petite route est bordée de faune sauvage à apprécier… Ensuite, j’ai eu des problèmes d’internet, des galères de travail et j’ai arrêté de courir ! L’habitude est passée et les urgences se sont accumulées. C’est étonnant d’avoir tant de choses à faire avec autant de temps et de finir par être débordée. Autant de temps à attendre d’avoir le temps… Et en peu de temps de perdre de bonnes habitudes.

Heureusement, mes voisines m’ont rappelée à l’ordre. Et ça m’a fait du bien de les revoir, de se raconter et d’admirer leurs poules et leur beau jardin agroécologique, qu’elles entretiennent amoureusement.

Il fallait recueillir leur témoignage avec la distance social et les masques. Il faut s’y habituer et c’est pas forcement facile; avoir un demi visage, ne plus pouvoir toucher… Il y a du plaisir à être proche et ressentir la chaleur de l’autre.

Christine :

Cela peut vous surprendre mais vivre confinée à la campagne avec son âme sœur sous le soleil fut une expérience agréable à vivre. Coupées du monde, nous avons pu vaquer à nos hobbies sans contrainte extérieure ! Le seul bémol, ne pas voir notre famille et nos amis et le manque de liberté.

« Le confinement, j’ai aimé !

Un autre point positif, ce confinement nous a permis de voir ce que nous pourrions faire pour améliorer notre empreinte carbone pour lutter contre le réchauffement climatique et ce vers quoi la société devrait tendre : un changement de paradigme ! »

Anne :

« Mon confinement n’a pas foncièrement changé ma vie habitant à la campagne. Nous avons avec ma compagne continué à préparer le potager et bricoler. Par contre j’ai ressenti une énorme privation de liberté.

Ces beaux moments qui m’ont manqués sont la possibilité de déplacements pour des liens sociaux et des embrassades avec nos proches. Ce confinement rend visible la pression habituellement exercée par l’homme sur la nature.

Que ce confinement permette à l’espèce humaine de repenser son rapport à la nature…! »

 

 

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