Le déconfinement de Nicolas & Marine

Le déconfinement de Nicolas & Marine

Le déconfinement de jeunes amoureux de la terre

Après le confinement, le déconfinement !

Le déconfinement masqué…

Nicolas m’a contacté suite à mon annonce faite à la radio fil de l’eau.
Nous sommes le 30 Mai 2020. Nous rentrons dans la deuxième phase de déconfinement. Il fait très chaud lors de ce week-end de Pentecôte ! J’arrive chez Nicolas, qui habite dans une maison de campagne à moins de 10 km de chez moi. C’est un artisan hors pair qui aime travailler la terre.

A travers ces photos, je vous fais découvrir ce qu’il a réalisé durant le confinement. Et puis j’ai aussi  rencontré Marine qui a contribué à l’arbre de sa vie ! Elle est entrée dans la vie de Nicolas juste avant le confinement. Elle habite à Toulouse. Elle a préféré tenter l’aventure à deux, pendant toutes ces semaines de confinement. Ils ont eu le temps pendant deux mois de se découvrir et de refaire leur habitat sous le regard doux du chat confetti.

Le confinement a été une parenthèse de vie qui nous a tous plus où moins transformés…

Il y avait ceux qui se retrouvait tout seuls, ceux qui étaient en famille, ceux qui étaient mal accompagnés, les bien logés et les mal logés… et les nouveaux couples… Ils nous ont livré leurs impressions en mots et en images.

C’était leur aventure à eux ! Une belle rencontre avec du temps, des réflexions et des projets…

DECONFINEMENT PAR NICO

Ce que m’a apporté le confinement :

Ayant une entreprise dans l’éco-construction avant le confinement, j’avais plutôt la tête dans le guidon, à gérer les chantiers, les devis, travailler avec plein d’envies mais très rarement le temps de les réaliser.

J’ai eu 3 phases bien distinctes durant ce confinement :
La première c’est un relâchement total de mon corps et de mon esprit, un immense besoin de repos, de sommeil, de m’isoler dans une bulle où plus rien ne rentre ni ne sort.

La deuxième fut plus cérébrale. Me questionnant sur tout ce qui se passait dans ce monde, sur moi, mon travail et plein, d’autres choses. Surtout remettre en place toutes ces choses qu’on dit vouloir faire, essayer,  mais que l’on ne fait jamais faute de temps, d’énergie.

La troisième c’est la réalisation. Mon travail est passionnant mais il me manque cette créativité dont j’ai de plus en plus besoin. C’est à partir de ce constat que je me suis lancé en dessinant énormément, et en faisant plein d’essais de couleurs, de matières, d’effets.

J’ai adoré ces journées déconstruites par rapport à la normalité. Elles ont été intense,s parfois longues, chargées d’émotions mais plus harmonieuses/respectueuses pour mon corps et mon esprit, et  totalement en accord avec mes besoins, mes envies à cet instant donné.

Ce confinement m’a permis d’apercevoir une autre vision du temps, du travail, de soi, du regard que l’on porte sur nos vies, nos besoins.

Ce confinement d’un point de vu plus personnel m’a permis de débuter une relation avec ma compagne récemment rencontrée. C’est une expérience rare de commencer une relation en étant « enfermés » ensemble durant deux mois . Ce qui nous a permis de prendre tout le temps nécessaire pour se connaitre, se rencontrer, se confronter et plein d’autres belles choses.

Ce qui m’a manqué durant le confinement :vivant à la campagne, isolé et avec un mode de vie assez minimaliste, peu de choses m’ont manqué. La seule mais qui est importante et vitale, c’est le manque de liberté, de choix.

Une des choses qui m’a heurté durant le confinement :
L’incompétence de « nos dirigeants » et leur médiocrité, ainsi que cette infantilisation envers nous, citoyens.

Le manque de moyens de nos hôpitaux publics et ce mépris envers l’ensemble du monde médical.
L’individualisme et la bêtise de nombres de gens qui en viennent aux mains pour du PQ, je trouve que ça en dit long sur l’état d’une société et des rapports entre humains.

Une des choses qui m’a heurté à la fin du confinement :
De voir que la première chose que beaucoup de gens ont fait c’est des heures d’attente pour aller consommer de l’inutile et manger de la merde.

De voir des parcs jonchés de déchets après une soirée de dé-confinement et retrouvailles, de voir dans nos mers arriver des masques, des gants, qui viennent s’ajouter aux restes de nos plastiques et compagnie, de voir plein d’autres choses qui posent questions, de voir que en fait rien n’a réellement changé, que ces deux mois, que tout ce temps n’ont pas permis à certains d’avoir une réflexion sur notre monde et la façon dont on le traite, sur nos politiques, sur le tout capital, sur la croissance, sur tous ces jolis mots qui font de gros maux.

Tous ces jours n’ont permis qu’à nourrir une frustration qui se libère violemment aujourd’hui.
Mes peurs pour un futur proche :
Peur d’une sévère restriction de nos libertés, peur d’un flicage plus violent en continu de nos vies privées et publiques, peur que la majorité (c’est aussi ça la démocratie) accepte des mesures inenvisageables avant le confinement et durement gagnées par nos anciens.

Je ne suis pas optimiste pour la suite pour un soi disant changement nécessaire que nos dirigeants crient a qui veut l’entendre. C’est à nous de le faire, à notre échelle, petit a petit.

Je tiens à rendre hommage à tous les gens qui ont travaillé durant cette période malgré le manque, voire l’absence totale de protections, mais qui étaient présents (hospitalier, caissières, éboueurs etc. etc) alors que durant un an ont les a méprisés, violentés…. Tout ce qu’ils demandent c’est de vivre de leur travail et de pouvoir le faire dans des conditions décentes.

CONFINEMENT PAR MARINE

Se la couler douce dans une maison de campagne seule avec son compagnon récemment rencontré…
Il a été évident pour moi d’échapper à Toulouse pour le rejoindre, emportant pinceaux, peintures, toiles, bloc à dessin, terre d’argile… Fuir toute forme d’information polluante qui aurait apporté de la nocivité inutile.

Il n’y avait qu’à se soucier de nous, prendre le temps de se découvrir sans contrainte. Flâner, observer les insectes, écouter le chant des oiseaux, cueillir des fleurs… Puis dessiner, peindre, reprendre la sculpture mise de côté faute de temps, observer Nicolas s’exprimer sur ses murs, apprendre de nouvelles techniques avec lui notamment le sgraffito, et l’occasion pour moi de peindre un arbre de vie à la peinture d’argile sur un pan de mur qui restera en souvenir de ce confinement.

Merci à eux qui m’ont ouvert leur porte… Il y a toujours du courage et de la générosité à se dévoiler, à s’exprimer, à se montrer. Bientôt Nicolas aura un site. Pour le moment il a une page pro de FB ICI. Merci aussi à Confetti d’être le plus cool des chats 😉


During the self-isolation period, I did some reportage of the people around me. Here the story of Nicolas & Marine in South West of France

The deconfinement of young earth lovers

After confinement, deconfinement!

It is May 30, 2020. We are entering the second phase of deconfinement. I arrived at Nicolas’s place who lives in a country house less than 10 km from my home. He is an outstanding craftsman who likes to work the soil/earth.
Through these photos, I show you what he achieved during the self-isolation. And then I also met Marine who contributed to the tree of her life! She entered Nicolas’s life just before self-lock. She lives in Toulouse. She preferred to try the adventure with him, during all these weeks of self-isolation. They had time for two months to discover themselves and redo their habitat under the gentle gaze of his cat, Confetti.
Nicolas & Marine are saying in French just above, what they did like & what they did less like during this self-isolation situation.

 

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